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The importance of a good filming environment


Co-operating on set
Raoul Coutard Film-maker
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The pictorial references are always very complicated because we always say: here, you'll do a little Fragonard, but it's only to illustrate that we're going to do something good and not necessarily a Fragonard. What I also wanted to say, was that part of the role of the cinematographer... In the end, a film is all about team work and there are a certain amount of things that we need to bring to it, since we have a position that is one of the most important... So we're not at risk of encountering too many problems, except with the director or with the actors who think that the cinematography is bad. But on the whole, we don't get much hassle from the producer or from the production department. Nevertheless, we're constantly hassled by the assistant director because we're not working fast enough, but that's all. And at the same time, the idea is to be linked... So I already said it about the actors, it's trying to see... Actors are very fragile people, they seem, when they're behaving like stars, they want Dom Pérignon, they want a specific chair, they speak in a certain way; but they still have a certain fragility. They are... it's probably because they're constantly playing different characters, they are always worried. So they need reassurance.

With women, we have to tell them that if something isn't right, the cameraman should say it, it's not up to them to tell the production manager that the cinematography isn't good, that they're not happy. Because the manager will come to me, and repeat something that he hasn't understood. So if something isn't working, it's better to tell me and we can figure out together a way to fix it. Well... so it's always very complicated, because theoretically, since you're the cinematographer, you should be able to have an input on make-up. Precisely, I wanted... So it depends on how the shoot goes. If there's a star, he or she arrive with an entourage, and so we have absolutely no influence. Because all we can say is, 'Just wait till I get you! We'll do what we want and you can sort yourself out'. Like some cameramen do with the sound people, when the guy says, 'I've got a shadow, can you cut?' 'Deal with it yourself! Go somewhere else!' Which isn't very good. So you have to step in.

But there are some very good make-up artists, who are extremely competent, etc. So we can sort it out together. And for the rest of the team, there are things... First of all, I was talking about the sound, you have to remember that a film is always tonal. So it's true that there are constant problems with boom boys, because they create shadows that need to be taken out. In general, when we set it up, if there are sound people, we work with the boom boy. When the director sets up the scene, we talk with the boom boy, 'You see what's going on, so where do you want to set up?' So that we can decide where to put the lighting in order not to create shadows. So... On the other hand... But at the same time you need to let them set their image, because I find it quite selfish, the sound people always have problems, they put their microphones in the actors face, but they can't hear anything. They hear the ant that's at the other end of the set, but they don't hear the actors screaming. That's the sort of problem they always have. And when we go to see the rushes, they always get slated first because there are obviously always little problems, things that will need to be taken out later. So things are a little calmer when it gets to the cinematography. The sound people are the ones that get slated, but you have to help them so that they don't get into too much trouble.

Les références picturales sont toujours très compliquées parce que bon on dit toujours: tiens, tu vas me faire un petit Fragonard, mais c'est juste pour illustrer qu'on va faire quelque chose de bien je veux dire mais pas forcément Fragonard. Mais non- Ce que je voulais dire aussi, dans le poste du directeur de la photo, c'est que finalement je veux dire un film c'est une équipe et il y a un certain nombre de choses où il faut qu'on apporte... Etant donné qu'on est dans un poste qui est quand même... Ça fait partie des postes importants... Donc on ne risque quand même pas trop de mauvais coups, sauf les seuls mauvais coups qu'on peut recevoir, ça peut venir que du metteur en scène ou des comédiens qui trouvent que la photo qu'on fait est dégueulasse. Mais pour le reste je veux dire, on peut pas être emmerdés par le directeur de production, par la régie, par... Alors on est emmerdés à souhaits par le premier assistant qui n'arrête pas de nous faire chier parce qu'on va pas assez vite... Mais c'est tout. Et en même temps je veux dire l'idée là c'est d'être lié... Alors déjà j'ai déjà dit avec les comédiens, c'est d'essayer de les voir. Ce sont des gens fragiles les comédiens, ils ont l'air, quand ils font les vedettes, ils veulent du Dom Pérignon, ils veulent une chaise comme ci, ils parlent comme ça... Mais ils ont quand même une espèce de fragilité... Ils sont... C'est sûrement à force de faire des personnages différents, ils sont toujours inquiets de... Donc il faut qu'ils se sentent rassurés.

Bon, avec les femmes, il faut qu'on leur dise que s'il y a quelque chose qui va pas, c'est au chef op de le dire, pas aller le dire au directeur de production que la photo est pas bonne, qu'ils ne sont pas contents. Parce que le dirlo il va revenir en cascade, tout ce qu'il va me raconter c'est un truc qu'il n'a pas compris. Donc s'il y a quelque chose qui va pas, vaut mieux le dire à moi et on voit ensemble comment on peut faire pour arranger les choses. Bon, alors c'est toujours très compliqué parce que théoriquement, puisqu'on est directeur de la photographie je veux dire, on devrait avoir la possibilité d'avoir une importance sur le maquillage. Justement, je voulais... Alors ça dépend comment ça se passe. Si on a une vedette, la vedette elle arrive avec sa cour, bon et là l'influence qu'on peut avoir elle est nulle. Parce que tout ce qu'on peut dire c'est, 'Siffle beau merle! On va faire comme on veut, tu n'as qu'à te démerder'. Comme ce que font certains opérateurs avec les gens du son, quand les gars disent, 'Tiens j'ai une ombre, tu peux pas couper?' 'Tu te démerdes! Tu n'as qu'à te mettre ailleurs'. Bon ce qui n'est pas très bien. Bon alors là donc il faut intervenir.

Mais il y a de très bonnes maquilleuses je veux dire, ou maquilleurs, qui sont des gens ultra compétents, etc. Alors donc on peut voir avec eux. Et pour le reste de l'équipe, il y a des choses... Alors déjà je viens de parler du son, il faut se dire qu'un film c'est toujours sonore. Alors c'est vrai que les gens avec leur perche ils nous posent des problèmes constamment parce qu'il y a des ombres, il faut les enlever, bon. Alors quand on met en place en général si on est avec des gens du son, c'est avec le perchman qu'on travaille, on lui dit, 'Bon, la scène, quand le metteur en scène met en place', on voit avec le perchman, tu vois ce qui se passe, à quel endroit tu veux te mettre, de manière à ce qu'on puisse foutre l'éclairage de manière à ne pas balancer d'ombre sur les gens. Bon... Par contre... Mais en même temps il faut les laisser faire leur image, parce que je trouve que c'est un truc assez égoïste... Les gens du son ils ont toujours des problèmes, ils mettent le micro comme ça dans la gueule du comédien, mais ils n'entendent pas, ils entendent la fourmi qui marche à l'autre bout du plateau, mais ils n'entendent pas le comédien qui braille. Bon alors ils ont toujours ce genre de problème. Et alors quand on va aux rushes, c'est eux qui se font cartonner les premiers parce qu'il y a forcément toujours des petits plocs, un petit machin, un truc qui s'enlèvera après. Mais comme ça la photo on est un peu plus calmes. C'est les gens du son qui se font dérouiller. Donc faut quand même les aider pour qu'ils se fassent pas trop dérouiller.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: cinematography, co-operation, set, production department, actors, entourage, boom boy, make-up artists

Duration: 4 minutes, 20 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008