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Cinerama and Kinopanorama

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Digital
Raoul Coutard Film-maker
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Je veux dire le problème par exemple sur l'éclairage, les changements qu'il peut y avoir viennent surtout de la sensibilité de la pellicule. Alors pour l'instant le numérique il est loin d'être à la hauteur de l'argentique, parce que dès qu'on augmente la sensibilité sur le numérique je veux dire on fait rentrer du bruit sur l'image. Bon mais ils y arriveront. Alors le problème c'est que si la pellicule est très sensible on peut tourner sans apport de lumière, c'est-à-dire qu'il y a des lumières ambulantes. C'est-à-dire donc il n'y a pas de fabrication intellectuelle de l'image à ce moment, je veux dire c'est un reportage. Par contre, si on a des scènes qui sont longues, étant donné que la lumière varie- Ça varie par exemple, ça m'est déjà arrivé dans des endroits qui étaient difficiles à éclairer de dire avec le metteur en scène bon c'est une scène qui n'est pas très longue, on peut la faire avec la lumière du jour à condition de ne pas perdre de temps, de manière à l' utiliser- Des trucs, des scènes dans des couloirs ou des choses comme ça, bon. Il est évident que s'il y a un incident qui se produit et qu'on finit qu'il n'y ait plus d'apport de lumière extérieure, on est coincés. Bon avec le numérique, on aura cette tendance à être coincés d'autant plus que, on peut quand même augmenter considérablement les contrastes. J'avais fait un truc, un tournage à un moment donné et les Japonais avaient fait une démonstration, ça date d'une dizaine d'années ça, de télévision à haute définition. Et alors ils avaient présenté-Chaque procédé dans différents pays européens, c'était le Sony broadcast de Londres qui gérait cette affaire-là. Et ils prêtaient le matériel, y compris le personnel japonais, pendant une semaine. Alors ça avait été prêté à Antenne 2 qui devait faire des trucs et bizarrement- Je ne sais pas pourquoi- Le type qui s'occupait de ça, le technicien qui s'occupait de ça, il avait demandé que ce soit moi qui m'en occupe- Qui fasse des prises de vue. J'avais été très sidéré à l'époque, parce que c'était un truc nouveau- Alors d'abord déjà il y avait un truc qui était très curieux c'est qu'ils ne pouvaient pas arrêter les machines. C'est-à-dire à partir du moment où on avait dit-On va tourner, on tournait mais si on voulait refaire le plan autrement ils ne pouvaient pas arrêter les magnétoscopes, je ne sais pas pour quelle raison, j'ai dû le savoir- Mais en tout cas on voyait les images, je veux dire ils pouvaient augmenter les contrastes, faire briller les couleurs, etc.,- Ce qui était complètement impossible en argentique.
I mean, for example the problem with lighting, the changes that can occur mainly come from the sensitivity of the film. So for the time being digital is far from being of the same level as silver based, because as soon as we increase the sensitivity on digital I mean we bring a sound into the picture. Well- but they'll manage it. So the problem is that if the film is very sensitive we can film without light supply, meaning that there are roaming lights. So meaning that there's no intellectual manufacturing of the image at that point, I mean it's a direct report. On the other hand, if we have long scenes, since the light varies- For example it varies, it already happened to me, in places which were difficult to light to say with the director well it's not a very long scene, we can do it with daylight as long as we don't waste time, in order to use it- Things, scenes in hallways or things like that, so. It's obvious that if an incident occurs and we finish, that there's no external light supply, we're stuck. So with digital. we'll have this tendency of being stuck even more so as, we can still considerably increase contrasts. I had something; a shoot at one point and the Japanese had given a demonstration that was ten years ago, of high definition television. And so they had presented- Each procedure in different European countries, it was Sony broadcast in London that managed that thing. And they were lending the equipment, including the Japanese staff, for one week. So it was supposed to be lent to Antenne 2, which was supposed to do things and bizarrely- I don't know why- The guy in charge of that, the technician in charge of that, he had asked me to take care of it- that I do the takes. I had been completely staggered at the time, because it was something new- So first of all there was something very strange, they couldn't stop the machines. Meaning that from the time we said- We're going to film, we filmed but if we wanted to redo a shot differently they couldn't stop the video-tape recorders, I don't know why, I must have known- But either way we saw the pictures, I mean they could increase the contrasts, make the colours shine, etc.- Which is completely impossible in silver based.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Duration: 2 minutes, 35 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008