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The Studios and the New Wave

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Filming in Studio
Raoul Coutard Film-maker
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No it's true that in a studio, the problem is very different in the sense that when we arrive, there's already lighting set up. So meaning that we no longer have the problems we were talking about earlier. I'll set up here but it would be better on the other side. Because all you need to do is flick on a few switches. It's also true that we also have a little more control in the sense that we're not disturbed. In a studio, first of all what is done not by the art directors from the New Wave but by real art directors, we can dismantle the panels to be able to either put the projectors, or- Unfortunately when you work with the guys from the New Wave, you can dismantle panels but it takes a whole day to do it. So you don't do it because- So for that it's quite an advantage. At the same time, it's- On the other hand, nowadays, what's fashionable is to film elsewhere than in studios, scenes in studio conditions, well on a set. So you take on all the hassle from the studio, that is the panels that move if they aren't secured. So since on the whole, studios have wooden flooring, you can nail things down, when we go somewhere else we can't nail things down, we just put it down, we make stands, nothing is secure, everything moves, if we close the door- And for the lighting, we have to use stands behind the panels, etc. It's a complete mess. In fact, we have all the drawbacks of the studio and none of the advantages of a natural set. On natural sets, the main problem is obviously the fact that as I mentioned, we couldn't move the projectors, when we have a ceiling I mean we can't put them up, that you have to feed the line, meaning that you need to find spots to let the electrical supply through, even if you have to take it from the landing, because the door needs to be kept open, it's a problem for the sound, etc. The advantage of the studio is that for example, to do the sound, theoretically unless we're at Epimay somwhere that's on the edge of the Seine, where you can hear the barges passing by but otherwise everywhere else is relatively soundproof, so we can get adequate sound. So it's more complicated when we're in a natural set, because we can hear all the outside noise. But at the same time it isn't- And obviously, the cinematography isn't the same, seeing that we don't have the same notions at all. But it's also true that if we do a mixed shoot, where we film both in studios and in natural sets, we have to adapt the ease that we have doing the lighting in a studio, so that the audience doesn't suddenly realise that we're no longer on a natural set. And at the same time, the studio is only interesting if we are dealing with real studio art directors, so that we know that we're in an apartment but that we don't think- Nowadays I see things, it's extraordinary, even on television it's blindingly obvious that it's been filmed in a studio. I don't know why, it's- It's also true that, when we filmed in studios we encountered a few- The studios killed themselves off, because they went overboard with prices. So renting a set was already quite expensive, which was understandable to a certain extent, but we had to use the studio's material, the studio's electrical material in order to do the lighting, as long as they had some, as from a union perspective it was impossible to get it from somewhere else. So everything had to be manufactured in the studio's workshop meaning that when we bought a plywood board to make a panel of the set, it was double the price of the same board from any exterior wholesaler. With workers who, if they felt like it, came up with absolutely unbelievable union demands. Well. So in the end, all that led to the studios more or less killing themselves. We left the studios to replace them with the so-called TV studios, meaning that we withdrew the gangways which took too long to install, and replaced them by sticking things up or we'd use a perch in order to to be able to adjust the projectors.
Non c'est vrai qu'en studio le problème il se pose d'une manière très différente dans la mesure où on arrive, il y a une lumière qui est installée. Bon c'est-à-dire qu'on n'a plus ces problèmes dont on parlait tout à l'heure de- Je me mets là mais- Ça serait mieux de l'autre côté, parce qu'il suffit de changer, d'appuyer sur des interrupteurs. C'est vrai aussi qu'on a un peu plus de maîtrise sur les choses dans la mesure où on n'est pas gêné. Dans un studio, d'abord ce qui est fait pas par les décorateurs de la Nouvelle Vague mais par des vrais décorateurs, on peut démonter les feuilles pour pouvoir se- Ou mettre des projecteurs, ou- Malheureusement quand on travaille avec des types de la Nouvelle Vague, on peut démonter des feuilles mais on prend la journée pour le faire-Alors on démonte pas parce que- Bon alors là c'est quand même un avantage. En même temps, c'est- Par contre je veux dire la mode maintenant est de tourner ailleurs que dans les studios des trucs en studio, enfin en décor. Alors là c'est- On se met tous les emmerdements du studio- C'est-à-dire donc les feuilles qui bougent si c'est pas bien arrimé. Bon comme en général en studio c'est du bois par terre donc on peut clouer des trucs, quand on va ailleurs on peut pas clouer, on pose, on fait des pieds, rien n'est fixé, tout brandouille, si on ferme la porte- Et puis pour éclairer, on est obligés d'éclairer avec des pieds derrière les feuilles, etc.- C'est un bordel noir. D'ailleurs là on a tous les inconvénients du studio et aucun avantage du vrai décor. Dans les vrais décors, les problèmes qu'on a c'est évidemment le fait que je dis qu'on ne peut pas déplacer les projecteurs, qu'on a un plafond je veux dire on peut pas les monter, qu'il faut alimenter la ligne, c'est-à-dire qu'on ne peut pas- Il faut des endroits pour faire passer l'alimentation électrique, même si c'est pris sur le palier parce qu'il faut laisser la porte ouverte, donc ça pose des problèmes avec le son, etc. L'avantage du studio c'est que pour faire du son par exemple théoriquement, sauf si on est à Epimay dans une partie qui est au bord de la Seine, on entendait passer les péniches mais pour les autres c'est relativement insonorisé, donc on peut faire du son correct. Alors qu'en décor naturel c'est plus compliqué, parce qu'on entend des bruits extérieurs je veux dire. Mais en même temps c'est pas- Bon la photo n'est pas la même, forcément, parce qu'étant donné qu'on n'a pas du tout la même conception. Bon c'est vrai aussi que si on fait du tournage qui est mixte, où il y a du studio et du décor naturel, là il faut adapter l'aisance qu'on a à éclairer du studio, pour qu'on ne sente pas brusquement qu'on est dans un studio. En même temps, le studio c'est intéressant que si on a affaire à des vrais décorateurs de studio, pour qu'on sache qu'on est dans un appartement mais qu'on se dise pas- Maintenant je vois des trucs, c'est extraordinaire, même sur les télévisions on voit comme le nez au milieu de la figure que c'est tourné dans un studio. Je ne sais pas pourquoi, c'est- C'est vrai aussi que quand on tournait en studio on se heurtait- Les studios se sont tués eux mêmes, parce qu'ils ont exagéré sur les prix. D'abord déjà louer un plateau ça coûtait assez cher, bon à la limite on peut le comprendre, mais on était obligés d'utiliser le matériel du studio, le matériel électrique du studio pour pouvoir éclairer, tant qu'il y en avait, c'était syndicalement pas possible d'aller ailleurs. Bon tout devait être fabriqué dans les ateliers du studio c'est-à-dire que quand on achetait une planche de contreplaqué pour faire une feuille de décor, elle était deux fois plus cher que si on allait chez n'importe quel marchand de bois à l'extérieur. Avec des ouvriers qui- Si l'envie leur prenait, avaient des exigences syndicales absolument invraisemblables. Bon. Alors finalement tout ça a fait que le studio s'est plus ou moins tué, on a quitté beaucoup les studios pour les remplacer par des studios qui sont dits de télé c'est-à-dire où on a supprimé les passerelles qui étaient très longues à installer, pour remettre des trucs collants ou on travaille avec une perche pour pouvoir régler les projecteurs.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Duration: 4 minutes, 36 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008