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Jerusalem File

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Dangerous Moves filming team
Raoul Coutard Film-maker
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So there was a technical consultant who was a film director, whose name now escapes me, who's in fact a charming guy. And there was a continuity person who was supposed to- So Richard explained what he wanted to do and the others automatically questioned his ability to do something like that. So there was a discussion every morning, that was picked up in the afternoon after lunch when we went back to the set, which was quite exhausting because- And at the same time which brought Richard down, because I always felt that it was better to be clumsy, as long as the clumsiness was sincere. Our clumsiness reveals a part of ourselves as opposed to the technicians who didn't take part in the elaboration of the project and who won't take part in the end either, and so their advices are completely technical. Because a film it isn't necessarily like deciding how to cut ham, though, depending on the width of the slice the taste isn't the same. So in the end, this went on every morning, this sort of completely sterile discussion which meant that- So it's true that Richard may have needed to be channelled a little because he was slightly exuberant, just like with the idea of the North clinic for example. But at the same time, he had a clear idea of what he wanted to do. Well I mean we got along very well so- And then afterwards the Swiss producer arrived. I don't remember his name. Arthur Cohn. Arthur Cohn! He had been married to Bergman's leading lady, and she was- I remember he had hired her for five days and she was paid 50 000 dollars per day. I remember the first day we filmed, the key grip who was Jean Hennau says- Cut. We're done for today. He turned around to face everyone and said- Did you see what it takes to earn 50 000 dollars, you bunch of idiots? What was that actress called? Liv Ullmann. Liv Ullmann! It was Liv Ullmann. Because at one point she was married to Arthur Cohn, so- Anyway I remember that, Martine Martignac was the producer, who was friends with Evelyne July. In fact, they were quite funny together because when we went to see them in the office they always had a small glass of water in front of them, only in reality it was vodka. But at the same time I mean Martine- So Martine had told Arthur Cohn- There's no way I'm paying anything to have Liv Ullmann. If you want her you pay her. And so in the end it was quite amusing, well, funny. Arthur Cohn was very nice, charming, a charming man. And at the same time, keeping an eye on everything that was going on, it was obvious that he was used to making films, it wasn't- Independently from everything else he was doing, I don't know what else he was doing. Either way it was very good. And so afterwards I don't know why, but he had asked me to be there for the editing. And so he was supervising the editing and had told Dembo- I'm going to do the editing. So he rebelled, because he didn't want him to. And Arthur was telling him- But anyway we're going to get the Oscar. You don't know how to get an Oscar, but I do, so I'll do the editing. And so he had asked me come to try and convince Richard to-
Alors il y avait un conseiller technique qui était un metteur en scène dont le nom m'échappe maintenant, qui est un mec charmant d'ailleurs. Et puis il y avait la scripte, qui était censée- Alors Richard expliquait ce qu'il voulait faire et les autres mettaient immédiatement un doute sur la capacité qu'il y avait de faire ce truc comme ça. Alors il y avait une discussion tous les matins, et qui reprenait le midi après le déjeuner quand on allait se remettre, qui était assez éreintante parce que- Et en même temps qui le brimait Richard, parce que moi j'ai toujours pensé qu'il valait mieux qu'il y ait des maladresses, mais des maladresses sincères- On fait passer quelque chose de soi dans sa maladresse plutôt que des techniciens qui n'ont pas participé à l'élaboration du système et qui ne participeront pas non plus à la fin, donc ils donnent des avis qui sont complètement techniques. Je veux dire parce que un film c'est pas forcément de dire comment on coupe du jambon, et encore, suivant l'épaisseur de la tranche le goût n'est pas le même. Alors donc finalement il y avait ce système-là tous les matins, une espèce de discussion complètement stérile qui faisait que- Alors c'est vrai qu'il fallait peut-être canaliser un petit peu Richard qui était un petit peu exubérant comme cette espèce de clinique du nord par exemple je veux dire. Mais en même temps c'était un mec qui avait une bonne idée de ce qu'il voulait faire. Enfin je veux dire moi je m'entendais très bien avec lui donc- Bon alors après il est arrivé ce producteur suisse, je ne me souviens comment il s'appelle- Arthur Cohn. Arthur Cohn. Alors il avait été marié avec la vedette de Bergman là, et elle était- Je me souviens il l'avait engagée pour cinq jours et elle touchait 50000 dollars par jour. Et alors je me souviens, le premier jour où on a tourné, le chef machino qui était Jean Hennau il dit- C'est coupé, c'est fini pour aujourd'hui, il s'est retourné vers tout le monde en disant- Vous avez vu bande de cons comment on fait pour gagner cinquante mille dollars ? C'était comment elle s'appelle cette comédienne- Liv Ullmann Liv Ullmann ! C'était Liv Ullmann Bon parce qu'elle avait été mariée à Arthur Cohn un certain temps, bon- En tout cas je me souviens, comme la productrice c'était Martine Martiginac- Qui était une copine avec Evelyne July. D'ailleurs elles étaient marrantes toutes les deux parce que quand on allait les voir au bureau elles avaient toujours un petit verre de flotte devant elles, et en réalité c'était de la vodka. Mais en même temps je veux dire Martine- Alors Martine avait dit à Arthur Cohn- Moi il n'est pas question que je paye un rond pour avoir Liv Ullmann, si vous la voulez c'est vous qui la payez. Et alors après à la fin ça a été assez marrant, enfin marrant, il était très gentil Arthur Cohn, charmant, charmant personnage. Et en même temps surveillant bien tout ce qui se passait, on voit que c'est un mec qui avait l'habitude de faire du cinoche, c'était pas- Indépendamment de ce qu'il faisait d'autres choses, je ne sais pas ce qu'il faisait d'autre. En tout cas c'était très bien. Et alors après je ne sais pas pourquoi il m'avait fait venir au moment du montage. Et alors il surveillait le montage, il avait dit à Dembo- C'est moi qui vais faire le montage. L'autre il ruait dans les brancards, il voulait pas. Et Arthur lui disait- Mais de toute manière on va avoir l'Oscar, alors vous vous ne savez pas comment faire pour avoir l'Oscar, moi je sais, donc c'est moi qui fais le montage. Et alors il m'avait fait venir pour que j'essaie de convaincre Richard de-

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: Liv Ullmann

Duration: 4 minutes, 7 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008