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Filming in black-and-white

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Filming Alphaville (Part 2)
Raoul Coutard Film-maker
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Mais tu m'avais raconté aussi une anecdote, je crois que c'était à propos d'"Alphaville", c'est qu'en intérieur il voulait que toutes les scènes qui se passaient réellement de nuit soient tournées de nuit. Il y avait eu cette histoire-là je crois, alors que les gens avaient dit il suffit de borgnoler et puis ça y est ? Oui, c'est-à-dire à un moment donné il tenait pas- Il voulait qu'on le fasse de nuit. Je veux dire ça s'est fait un moment ça. Mais en même temps, je ne savais pas à quel moment c'était, c'était une crise à la Garrel- Mais je pense pas- Je pense que c'était à un moment donné, c'est parce qu'il voulait emmerder le directeur de production, je pense que c'était ça. Alors on avait eu une scène qui était assez intéressante dans le film, quand on la voit ça paraît anodin- Parce qu'à un moment donné Constantine rentre dans l'hôtel, l'hôtel c'était l'Intercontinental, maintenant il a été complètement refait, il est ultra moderne. Il rentre dans l'hôtel, il demande son truc, il fait partie de je sais plus quoi, Figaro-Pravda. Et puis ensuite il prend l'ascenseur et on monte avec lui dans l'ascenseur, il sort et il va jusqu'à sa chambre. Ça c'est un truc qui a été fait en un plan. Le gros problème qu'on a eu de le faire en un plan c'était qu'il montait dans un ascenseur et nous on montait dans un autre, qui était à côté. Et comme c'étaient des vieilles bécanes on appuyait et normalement ils auraient dû partir ensemble, mais ils partaient pas forcément ensemble. Alors d'un seul coup il y en avait un qui partait, coupez- Alors c'était quand même assez compliqué parce qu'il y avait- Forcément qu'il y avait un gars qui faisait le point quand on était dans le hall, il fallait qu'il y ait un gars dans l'ascenseur qui reprenait le point pour faire le point dans l'ascenseur pour les rapprocher et puis pareil en haut, quand on ressortait de l'ascenseur, qu'il y ait un autre qui soit là pour rattraper le point pour rallonger pour-Et puis on montait sur un petit- Sans qu'on le remarque- On montait sur un petit chariot et puis il nous emmenait en travelling arrière pour suivre les deux comédiens. Alors comme c'était un film en noir et blanc c'était relativement facile disons à ajuster les balances des lumières entre le bas et le haut puisque, comme on n'a pas de problème de température de couleurs je veux dire, donc on avait toutes nos lampes qui étaient mises sur des rhéostats de manière à pouvoir les ajuster comme on voulait.
But you also told me an anecdote, I think it was about "Alphaville", where he wanted all interior scenes that took place at night to be shot at night. I think that was it, whereas people had said all you need to do is darken it and that's it. Yes, well at one point he didn't- He wanted to do it at night. But I mean that was the way it was done at one point. But at the same time, I don't know when it was actually a tantrum, like one of Garrel's, but I doubt it. I think that at one point it was because he wanted to annoy the production manager, I think that was it. So we there was quite an interesting scene in the film, which when you see it, seems trivial- At one point Constantine goes into the Hotel, which was the Intercontinental. It's been completely refurbished now, it's extremely modern. He goes into the hotel, he asks for his thing, he's part of I don't remember what, Figaro-Pradva. And afterwards he takes the lift and we go up with him in the lift, he comes out and goes to his room. And that's something that was done in one shot. The big problem we had doing this in one shot was that he went up in one lift and we went up in another one, the one next to it. And since they were old machines, when we pressed the button, they should have technically gone up at the same time, but they didn't necessarily leave together. So all of a sudden one was going up. Damm, cut! So it was quite complicated because there was obviously a guy marking the spot when we were in the hall, another guy that needed to be in the lift to pick up the spot to coordinate it with the previous one and the same thing upstairs, when we came out of the lift, another guy had to be there to pick up the spot and extend to- And we got on a small- without anyone noticing it, we went on a small trolley and it took us in backward travelling to follow the two actors. So since it was a black and white film, it was well relatively easy to adjust the light balances between the bottom and the top, since there aren't any colour temperature problems, we had put all our lamps on rheostats in order to be able to adjust them however we wanted.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Duration: 2 minutes, 21 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008