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From cinematographer to film director

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The release of 'Hoa Binh'
Raoul Coutard Film-maker
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What's tragic is that in the end, it's a profession that doesn't have- I mean there is no- It's not like selling shampoo where you think- That's the pedal we will press. We have no way of knowing how well a film is going to do. That's why it's an injustice because there are films, which no one has talked about and when they are released, there are already 200 people queuing. A film that no one has spoken about. How did they find out about it, what happened? No one knows. I mean for example, when I did "Hoa Binh"; so it's an example to show that there's nothing we can do against that sort of thing, because when we did "Hoa Binh", the film was- We had some sort of security, because as I already mentioned, since it was Warner and that at the time they had "The Night of the Generals" coming out afterwards, they forced a certain amount of movie theatres to keep the film, which enabled us to have a safety net. So there was- So what can we do to get people to come? It would be good to have "Radioscopie" with Chancel. So I knew Chancel, I had met him when he was in Saigon. So I called him, he said- I'll do you a "Radioscopie" in the next three days. In fact there was a joke at the time, because the soundtrack for "Hoa Binh" was by Michel Portal. Michel Portal is a guy that makes quite baroque music, from time to time, with frying pans, which he bangs on, etc. And at the same time he plays the clarinet and he plays- And so I had asked them to bring the soundtrack and of course it hadn't arrived, so they had nothing for Michel Portal. So while I was answering the questions, they give me a disc, and the girl points at something. I was answering Jacques' questions, and I read something by Michel Portal, and I say- So all right that one. But I didn't know what it is, I hadn't read what it was. So now we are going to take a short break to listen to Michel Portal. And I hear something dreadful. Damn, what is this? So Chancel picks up his phone. Obviously when- So Mr. Coutard, we've just heard Michel Portal, but you're not going to make us believe that you listen to "Stackhausen" in you living room. So we needed to have "Radioscopie", we got "Radioscopie", but it still wasn't working. So it would be good to have Mr. Garraud or Mr. Fig's ticket, there was something in the Figaro. Damn, who do I have to talk to? In the end, I called the captain, major Froiss, who was our boss in Indochina and who was in charge of news, of the promotion of the news at the Medef, but it wasn't called the Medef at the time. So he set up a dinner with the guy from the Figaro, and the next day wham, we have the ticket in the Figaro. The entries still stayed the same. So we started wild posting, we set a pack on Paris. So we had to do something- So listen, if you agree, I'm going to go to the RATP and all the guys that show up with an RATP card get the student discount. So I went to the RATP, I made them the offer- Yes, yes, all right! We'll put posters up. Not one guy from the RATP showed up. So after a while, and I don't remember, there's something else, there were loads of things like that, that you needed to have. All that to say that at one point, when it doesn't want to work, it doesn't work. We have to poke, do a whole load of things. It doesn't work. So afterwards, since there was the Gueville, which was- Yves Robert? Yves Robert, he had said- When "The War of the Buttons" wasn't working, in order not to get thrown out I bought the entries so as to always be within the quota to stay three weeks, and indeed it started up in the fourth week. So obviously we had to convince Warner to stay until the fourth week, but it stayed the same in the fourth week. On top of that, our Vietnamese thing wasn't working either. It had been a complete flop.
Ce qui est tragique c'est que finalement c'est un métier qui n'a pas- Je veux dire il n'y a pas de- C'est pas comme je pense vendre des shampooings où on se dit- Voilà sur quelle pédale on va appuyer. Un film, on ne sait pas du tout comment ça va marcher. C'est pour ça que c'est l'injustice parce qu'il y a des films personne n'en a parlé et ils sortent en salle, il y a déjà 200 personnes qui font la queue, un truc dont on n'a pas parlé. Pourquoi est-ce qu'ils ont su ça, qu'est-ce qui s'est passé ? On n'en sait rien. Je veux dire par exemple j'ai fait "Hoa Binh"- Alors c'est un exemple pour montrer qu'on ne peut rien faire contre ce genre de truc, parce que quand on a fait "Hoa Binh", le film était- On avait des espèces de sécurité, parce que comme je l'ai dit déjà, comme c'était la Warner et qu'à l'époque ils avaient "La nuit des généraux" derrière- Donc ils ont obligé un certain nombre de salles à garder le film- Bon ce qui me permettait d'avoir une réserve. Bon. Alors il y a eu- Alors qu'est-ce qu'on peut bien faire bon Dieu pour faire venir les gens ? Alors ça serait bien que vous ayez "Radioscopie" avec Chancel. Alors Chancel je le connaissais, parce que je l'avais connu quand il était à Saigon, alors je lui ai téléphoné, il m'a dit- Je te fais une "Radioscopie" dans trois jours. D'ailleurs il y a eu une plaisanterie d'ailleurs à ce moment-là parce que la musique de "Hoa Binh" avait été faite par Michel Portal. Michel Portal, c'est un mec qui fait de la musique assez baroque, de temps en temps, avec des poêles à frire où il tape dessus, etc., Et puis en même temps il joue de la clarinette et il joue de- Et alors naturellement j'avais demandé qu'on amène la bobine de musique et comme par hasard elle n'était pas arrivée, donc ils avaient rien pour Michel Portal. Alors pendant que j'étais en train de répondre à une question, ils me mettent sous le nez un disque, et puis la fille me-J'étais en train de répondre à Jacques, et puis je lis un truc de Michel Portal, et je dis- Bon d'accord celui-là-Mais je ne sais pas ce que c'est, j'avais pas lu ce que c'était. Alors maintenant nous allons faire une petite pause pour écouter Michel Portal- J'entends un truc épouvantable, merde que c'est que c'est que ce truc-là ? Alors Chancel prend son téléphone- Naturellement quand- Bon M. Coutard, on vient d'écouter Michel Portal, mais vous allez quand même pas nous faire croire que vous écoutez "Stackhausen" dans votre salon. Alors donc il fallait avoir la radioscopie, on a eu la radioscopie, bon ça marche pas. Bon ça serait bien d'avoir le billet de M. Garraud ou de M. Fig- Dans le Figaro il y avait un truc. Merde, à qui il faut que je demande, finalement j'ai appelé le capitaine, le commandant Froiss qui était notre patron en Indochine et qui s'occupe de l'information, de la promotion de l'information au Medef. Ça s'appelait pas le Medef à l'époque. Il m'organise un repas avec le mec du Figaro, le lendemain pof on a le billet dans le Figaro. Les entrées restent toujours les mêmes. Alors on va faire de l'affichage sauvage, on lance une meute dans Paris- Alors il faut faire quelque chose- Alors écoutez, est-ce que vous seriez d'accord, je vais aller à la RATP et tous les mecs qui se présentent avec leur carte de la RATP ils ont le tarif étudiant. Alors je vais à la RATP, je leur propose la botte- Oui oui c'est d'accord- On met des affiches, y'a pas un mec de la RATP qui s'est pointé. Alors au bout d'un moment, et je me souviens plus, il y a eu d'autres trucs, il y a eu plein de choses comme ça, qu'il fallait avoir. C'est pour dire qu'à un moment donné, quand ça veut pas fonctionner, ça ne fonctionne pas. On est obligés de tisonner, de faire tout un tas de trucs. Ça marche pas. Alors après comme il y avait la Gueville c'était- Yves Robert ? Yves Robert, il avait dit- Moi la "Guerre des boutons" elle marchait pas, pour pas me faire virer j'ai acheté des entrées de manière à rester toujours sur le quota pour rester trois semaines, et effectivement c'est démarré la quatrième semaine. Alors il fallait convaincre naturellement Warner de rester jusqu'à la quatrième semaine, mais la quatrième semaine ça n'a pas bougé. En plus notre histoire de Vietnamiens ne marchait pas non plus, on s'était fait un bide là-dessus.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Tags: The Night of the Generals, Hoa Binh, Michel Portal, Stackhausen, Yves Robert, The War of the Buttons

Duration: 4 minutes, 47 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008