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From photography to cinema


My first professional film
Raoul Coutard Film-maker
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Schoendoerffer's idea was to make the same sort of film, meaning a film, a sort of big documentary- So- Which would be an actual documentary, I mean it wouldn't even be fictional, with obviously, I mean at the time when you said- With a commentary by Joseph Kessel, that was already a component. So and the idea was to film that in Afghanistan, it was a country that, in fact, no one knew existed, except for the English since they had been there. And so he's the one that- So Kessel had a friend who was a producer, it was a guy from his squadron when he was a pilot, in 1914-1918, and who was a producer, so he had offered it to him. And eventually as the film started to increase in scale, from colour it went to cinemascope, the guy thought it was a little dangerous and he asked another producer- That's just like the hallways in "Alphaville" where Constantine pushes the doors, there was this guy on the landing, there was Beauregard and then another one, a third producer, all you needed to do was push the right door to find a producer. Actually, Beauregard, was a producer who hadn't produced much, he had co-produced "Main Street" and "Death of a cyclist", which he had produced with the Spanish, with Barbem. So he had been won over by the project. And I was still in Indochina, I was making a film on the Moïs, precisely in places where there was this famous statue, I brought one back from there actually, smaller for my place. It was a documentary? Yes it was- That you were directing? I wasn't directing it on my own; I was directing it for a guy that was doing the same sort of thing as "Connaissance du Monde". So there I was taking pictures and little pieces of film and we were doing, which was something at the time- We recorded some sounds. So we had a video recorder, which was quite a large thing, are you wide enough to show it? As thick as this, as wide as that, which was powered by 100 volts batteries, it was a Sgoubi. A? Sgoubi. So it was a huge machine, actually it was a makeshift job, it was a professional thing but which was made by amateurs, so there was a whole load of things inside which could have been more organised, more thought through, but which was taken from what was on the market. So it worked with a 6,35 magnetic strip, it gave a relatively good sound, not with a great regulation but well- He was a film director? He was Canadian. French Canadian. And what was the film called? So I don't remember what the film was called, because it was something that they intended to edit, etc., and in the end it was the first film that I made for cinema because a part of it was sold to Luciano Emer- In a film- well I never met Luciano Emer but I put it in my filmography because- So that was it. And so I was making that thing when I received a telegram from Schoendoerffer which said- I'm going to make a film, do you want to do the cinematography? And since I had no idea what a cinematographer was, I said- Yes. So that's how things started.
Là l'idée de Schoendoerffer était de faire un film du même tonneau, mais c'est-à-dire un film un espèce de grand documentaire- Bon- Qui serait carrément un documentaire, ce ne serait même pas un truc romancé je veux dire, avec naturellement je veux dire à l'époque quand on disait- Ce sera un commentaire de Joseph Kessel, ça c'était déjà un élément. Bon et l'idée était donc de faire ça en Afghanistan, c'était un pays que personne ne savait que ça existait d'ailleurs, à part les Anglais puisqu'ils y avaient été. Et donc c'est lui- Alors Kessel avait un ami qui était producteur, c'était un type qui était dans son escadrille quand il était pilote, en 1914-18 là, et qui était producteur, donc il lui avait proposé ça. Et puis finalement comme le film a pris de l'ampleur, de couleur il est passé en cinémascope, le gars a trouvé que c'était un peu dangereux et il a demandé à un producteur voisin- Ça c'est comme dans les couloirs d'"Alphaville" où Constantine pousse des portes, là sur le palier il y avait ce mec-là, il y avait Beauregard et puis un autre, un troisième producteur, il suffisait de pousser la bonne porte pour trouver un producteur. Beauregard, en fait, c'était un producteur qui n'avait pas produit beaucoup de choses, il avait coproduit "Grande rue" et "la Mort d'un cycliste", qu'il avait produit avec les Espagnols, avec Bardem. Donc il a été séduit par le projet. Et j'étais encore en Indochine moi, je tournais un film chez les Moïs, justement toujours des endroits où y'avait cette fameuse statue, j'en ai ramené une d'ailleurs, plus petite chez moi, de cet endroit. C'était un documentaire ? Oui c'était- Que tu réalisais toi-même ? Je ne le réalisais pas moi-même, je le réalisais pour un gars qui faisait la même chose que "Connaissance du Monde". Alors là je faisais des photos et des petits bouts de film et on faisait, ce qui était un truc à l'époque qui était- On enregistrait des bouts de sons. Alors on avait un magnétoscope qui était un truc qui était assez large, tu es assez large pour le montrer? Grand comme ça, épais comme ça, large comme ça, qui marchait avec des piles de 100 volts dedans, c'était un Sgoubi. Un ? Sgoubi. Alors c'était une grosse machine, en fait c'était un bricolo, c'était un truc professionnel mais qui était fait par des amateurs, donc il y avait tout un tas de bazar à l'intérieur qui aurait pu être plus serré, plus pensé, mais qui était pris sur le marché. Bon ça marchait avec une bande magnétique 6,35, ça donnait du son relativement correct, pas avec une régulation du tonnerre mais enfin- C'était un réalisateur ? C'était un Canadien. Un Canadien francophone. Et comment s'appelait ce film ? Alors ce film je ne sais pas comment il s'appelait, parce que c'était un truc qu'il avait l'intention de monter, etc., et finalement ça a été pour moi le premier film que j'ai fait pour le cinéma professionnel parce qu'il en a vendu une partie à Luciano Emmer- Dans un film, bon j'ai jamais rencontré Luciano Emmer mais je l'ai mis dans ma filmographie parce que- Ce qui fait que voilà. Et j'étais donc en train de faire ce truc-là quand je reçois un télégramme de Schoendoerffer qui me dit- Je vais faire un film, est-ce que tu veux faire la photo ? Et comme j'avais pas la moindre idée de ce qu'était être chef opérateur, je lui ai dit- Oui. Voilà comment les choses ont commencé.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: Joseph Kessel

Duration: 3 minutes, 56 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008