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The Samarkand meeting

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The royal Bouzkachi
Raoul Coutard Film-maker
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And afterwards we had to come back to Kabul because there was the king's famous Bouzkachi which was- So the Bouzkachi is a race, like a polo race but instead of a ball, it's a- In general the Bouzkachi is a goat. A goat? A dead goat yes, which is placed in a hole and the guys have to bend down, pick it up and go around a post situated a few hundreds of meters away and then put it back in the hole, there are several riders and obviously everyone- This time because it's for the king, it's the best teams, it's like the French football team, instead of it being a goat that time, they took a calf which is heavier. So it's extremely violent, the guys fight; whack each other with crops, etc. And then obviously when the guy goes to- he has a whole pack around him trying to make him drop it, and then they obviously fight to get the thing back. So it's an extraordinary event. It's something that we saw see a little later on in Frankenheimer's "The Horsemen". In fact he came to Paris to see the film to check if we weren't going to release it before his, to take advantage of the publicity. And so we had filmed this thing, we had filmed parts of the royal Bouzkachi. And because it lasted one day, on the day of the Bouzkachi we filmed all the general shots, things like that, the king's arrival, etc., and then the end of the Bouzkachi etc. So it was still a slightly complicated process. It went quite well. And then afterwards it had been agreed that the teams stayed at our disposal to be able to do game sequences that we could film. So that was something absolutely rudimentary because we couldn't do any travelling shots, we didn't have anything at all. The only thing we got made was a gantry to put the camera a meter off the ground to set up, but that was the only thing we had done, apart from that there was nothing else. So that means that all the filming that we wanted to do, it was inconceivable to say- We're going to put it in a 2CV, etc., since they didn't exist over there, so they were obviously static shots or pan-shots, things like that, so we needed to organise things. So obviously we had to haggle to get the authorisation to use the horses, because they had found out that a French mare had won I don't remember which prize, L'Arc de Triomphe or something like that, and was worth I don't remember how many millions. And obviously they said- our horses are worth more than that, you're going to insure them. So since there were 30 horses to insure, we talked for- I remember the discussion, we were with the interpreters we'd been provided and who were actually students who spoke French very well actually because there was a French school at the time. In Kabul? In Kabul, but actually they were mainly there to tell the government what we were doing. So we talked for three days and three nights, non-stop, with the help of the interpreters, about those bloody horse insurances because we couldn't reach an agreement. And so eventually at one point we were so fed up that we said- All right, we're going to insure them for the amount that you want, which we obviously didn't do. And so it was- so the next day when we arrived, big turn out- the guys were marching. So we said- what is that? They need to run. Well, we said we agreed, but that was never- because if you want them to run well that's another matter. We said- All right, we'll do this differently. So we explained it to people- so, you'll do this and that, and then we told them- the first one that gets over there, gets 100 francs. So obviously the guys didn't care if they were supposed to march or not, everyone was running like crazy to try and get the 100-franc bill. So we did all our things like that.
Et ensuite il a fallu que l'on revienne à Kaboul parce qu'il y avait le fameux Bouzkashi du roi qui était- Alors le Bouzkachi c'est une course, comme une course de polo mais je veux dire au lieu d'avoir une balle, c'est un- Le Bouzkachi c'est une chèvre en général. Une chèvre ? Morte oui, qui est posée dans un trou et les gars doivent se baisser, la ramasser et puis faire un tour derrière un poteau qui est situé à plusieurs centaines de mètres et puis venir la remettre dans le trou, avec ils sont plusieurs cavaliers et naturellement tout le monde- Là comme c'est pour le roi, c'est donc la crème des équipes, c'est comme l'équipe de France de football, là au lieu d'avoir une chèvre, on a pris un veau qui est plus lourd. Bon donc c'est un truc qui est d'une violence extrême, des gars se battent, se foutent des coups de cravache sur la gueule, etc. Et puis naturellement quand le gars part pour- Il a toute une meute autour de lui qui essaie de lui faire lâcher prise, et puis naturellement après ils se rebattent pour récupérer le truc. Bon c'est d'un spectaculaire extraordinaire. C'est un truc qu'on a vu dans "Les cavaliers" de Frankenheimer un peu plus tard. D'ailleurs il est venu à Paris voir le film pour savoir si on ne risquait pas de le sortir avant le sien, pour profiter de la pub. Et donc on avait tourné ce truc-là, on avait tourné une partie du Bouzkachi royal. En fait comme ça durait une journée, la journée du Bouzkachi on a tourné tout ce qui était les plans généraux, les trucs comme ça, l'arrivée du roi, etc., et puis la fin du Bouzkachi etc. Bon c'était quand même une opération un peu compliquée à faire. Ça s'est assez bien passé. Et puis après il était convenu que les équipes restaient à notre disposition pour pouvoir faire des séquences de jeux qu'on aurait pu filmer. Bon là c'était un truc qui était complètement rudimentaire parce qu'on n'avait pas de travelling, on n'avait rien du tout. La seule chose qu'on avait faire faire, c'était un praticable pour pouvoir mettre la caméra sur un mètre de haut pour s'installer, mais c'était la seule chose qu'on avait faite, autrement tout le reste il n'y avait rien. Donc c'est-à-dire toutes les prises de vue qu'on voulait faire, c'était même pas imaginable de dire- On va le mettre dans une 2CV, etc., puisque ça n'existait pas là-bas, donc c'était forcément des plans fixes ou des panos, des trucs comme ça, donc il fallait organiser les trucs. Alors on a eu naturellement des discussions de marchands de tapis pour obtenir les autorisations d'utiliser les chevaux, parce qu'ils avaient su qu'il y avait une jument française qui avait gagné je ne sais pas quel prix, l'Arc de Triomphe ou quelque chose comme ça, et qui valait je ne sais plus combien de millions. Et naturellement les autres nous ont dit- Nos chevaux valent plus cher que ça, alors vous allez nous les assurer. Alors comme il y avait 30 canassons à assurer, on a discuté pendant- Je me souviens de la discussion, on était avec les interprètes qui étaient en fait des interprètes qu'on nous a fournis étaient en fait des étudiants qui parlaient très bien français d'ailleurs parce qu'il y avait une école française à l'époque. A Kaboul ? A Kaboul, mais en fait ils étaient là surtout pour raconter au gouvernement ce qu'on faisait. Là avec les interprètes on a discuté pendant trois jours et trois nuits, sans arrêt, pour ces putains d'assurances de chevaux parce qu'on n'arrivait pas à se mettre d'accord. Bon finalement à un moment donné on en a eu tellement marre qu'on a dit- Bon c'est d'accord, on va les assurer pour le prix que vous voulez, et on ne l'a pas fait naturellement. Et puis ça a été- Alors le lendemain quand on est arrivés, grosse tournée- Les mecs marchaient au pas. Alors on a dit- Comment ça, faut qu'ils cavalent ? Ah bah on avait dit qu'on était d'accord, mais il n'était pas question- Parce que si vous voulez qu'ils courent alors ça c'est autre chose. On a dit- Bon d'accord, on va faire autrement. Alors on explique aux gens- Voilà, vous allez faire ça et ça, et on leur dit- Le premier qui arrive là, il a 100 balles. Alors naturellement les mecs ils ne sont plus occupés s'il fallait marcher au pas, là tout le monde fonçait à fond le train pour essayer d'avoir le billet de cent balles. Alors on a fait tous nos trucs comme ça.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: L'Arc de Triomphe

Duration: 4 minutes, 5 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008