a story lives forever
Register
Sign in
Form submission failed!

Stay signed in

Recover your password?
Register
Form submission failed!

Web of Stories Ltd would like to keep you informed about our products and services.

Please tick here if you would like us to keep you informed about our products and services.

I have read and accepted the Terms & Conditions.

Please note: Your email and any private information provided at registration will not be passed on to other individuals or organisations without your specific approval.

Video URL

You must be registered to use this feature. Sign in or register.

NEXT STORY

Island Fishermen (Part 1)

RELATED STORIES

Ramuntcho (Part 2)
Raoul Coutard Film-maker
Comments (0) Please sign in or register to add comments
I had a gaffer with whom I got on very well who was Fernand Coquet. We had been introduced- So I didn't ask what the difference was. I was told- He's a really good chief electrician. He isn't a gaffer but he's a really good chief electrician. I didn't know what a gaffer was, I thought- I couldn't ask. I would find out later on. But it's the first time that you had a chief electrician? Yes, yes it was the first time. The first time I had a chief electrician. The first time I had a key grip. So you were discovering the equipment? I was discovering. It was literally a discovery for me. Suddenly I was confronted with things I knew absolutely nothing about. So and in fact, it went relatively well. I had taken my wife with me who was- My first wife was Vietnamese- and she had given birth over there, which means that I have a mixed raced son who is also Basque. Although I am like the Russian proverb- The swallow, which is born in the stable is not a horse. That's a nice way of putting it. It's really clear. The swallow- Which is born in the stable is not a horse. Yes, it's true. It means that being born in the country isn't enough to be- Of course. So you had brought your wife on the shoot of "Ramuntcho"? Yes. So the shoot took place- So there was also- Schoendoerffer was naturally- had yet again been given a- A technical consultant? Yes. A technical consultant. Really? Why? "The Devil's Pass" hadn't taught him anything? No, for "The Devil's Pass" they had been considered co-directors, so- So this time it was a very friendly guy, who was very nice, very co-operative with Pierre. It was Jean-Paul Sassi. Oh yes, Jean-Paul Sassi who worked in television? Who worked in television. I think the poor guy's dead. I think. I don't know. Well I know that there were a lot of things that upset him about his career as- Director? As director. So the gaffers and the grips that you had? I had- The gaffer was from Paris, the key grip was also a guy from Paris, but on the other hand, the others were from Bordeaux. Oh yes, who worked for Couzinet? Who worked for Couzinet. And in fact, it became a small problem, because they were paid the same amount that Couzinet paid them; because Couzinet had told them- Whatever you do, do not pay them more so that I don't get into trouble, But they went to see the union saying- We get three francs fifty when we should be getting- A lot more! A lot more. So Beauregard had to compensate. But so Couzinet was used as a service provider? No, he wasn't a provider; he was nothing at all- Yes, a service provider. Meaning that he rented the equipment he wasn't using to us. But in fact, in fact it was apparently cheaper, cheaper than if we had rented it from Chevreau or Alga. Although at the time, Alga was still an agency where cameramen rented out their personal equipment.
J'avais un chef électro avec qui je me suis très bien entendu qui était Fernand Coquet. On me l'avait présenté, alors j'ai pas posé la question pour savoir quelle différence, on m'a dit- Non c'est très un bon chef électro, c'est pas un gaffer mais c'est un très bon chef électro. Un gaffer je ne savais pas ce que c'était, je me disais- Je pourrais demander quand même. Je l'apprendrai par la suite- Mais c'était la première fois que tu avais un chef électro ? Oui, oui c'était la première fois. La première fois un chef électro, la première fois que j'avais un chef machino. Donc tu découvrais le matériel ? Je découvrais, là pour moi c'était la découverte, carrément. D'un seul coup j'étais confronté à des choses que je ne connaissais pas du tout. Bon et en fait, ça s'est relativement bien passé. J'avais emmené ma femme là-bas qui était- J'avais épousé une Vietnamienne la première fois, et j'avais emmené ma femme qui venait d'accoucher là-bas, ce qui fait que j'ai un fils métis qui est également basque. Encore que je suis comme les Russes le disent dans leur proverbe- L'hirondelle qui naît dans l'écurie n'est pas un cheval. C'est joli ça. C'est bien explicite. L'hirondelle ? Qui naît dans l'écurie n'est pas un cheval. Oui, c'est vrai. Ça veut dire qu'il ne suffit pas d'être né dans un pays pour être- Bien sûr. Donc tu avais emmené ta femme sur le tournage de "Ramuntcho" ? Voilà. Bon donc ce tournage s'est passé- Alors là aussi il y avait- Schoendoerffer était naturellement, avait encore été affublé d'un- D' un conseiller technique ? D' un conseiller technique oui. Ah bon pourquoi, "La passe du diable" ne lui avait pas servi ? Non, "La passe du diable" ils avaient considéré qu'ils étaient co-metteurs en scène, donc- Alors là c'était un mec qui était très sympa, qui était très gentil, très coopératif avec Pierre, c'était Jean-Paul Sassi. Ah oui, Jean-Paul Sassi qui a travaillé pour la télévision ? Qui a travaillé pour la télévision. Je crois qu'il est mort ce malheureux, je crois, il me semble bien. Je ne sais pas. Bon enfin je sais qu'il y avait beaucoup de choses qui le navraient dans sa carrière de- De réalisateur ? De réalisateur. Mais alors les électros et les machinos que tu as eus ? J'en ai eu. Le chef électro il venait de Paris, le chef machiniste c'était un mec qui venait de Paris également, par contre les autres c'étaient des Bordelais. Ah oui, qui dépendaient de Cousinet ? Qui dépendaient de Cousinet. Alors d'ailleurs, ça a fait l'objet d'un petit truc, parce qu'ils étaient payés comme devait payer Cousinet, parce que Cousinet leur avait dit- Surtout ne les payez pas plus cher que je ne sois pas emmerdé. Et par contre ils sont allés voir le syndicat en disant- On est payés trois francs cinquante alors qu'on aurait dû être payés- Beaucoup plus ? Beaucoup plus, alors Beauregard a été obligé de rallonger la sauce. Mais alors oui Cousinet servait de prestataire de services ? Non il n'était pas prestataire, il était rien du tout-Si, un prestataire de services. C'est-à-dire il nous louait du matos dont il ne se servait pas. Mais en réalité, en réalité il nous a loué la caméra pour vraisemblablement pas très cher, un peu moins cher que si on l'avait louée chez Chevreau ou chez Alga. Encore qu'Alga à l'époque c'était encore une officine où les chefs opérateurs mettaient leur matériel personnel à louer.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: Fernand Coquet, Jean-Paul Sassi

Duration: 3 minutes, 40 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008