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Raoul Coutard Film-maker
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Bon donc, je veux dire après donc on a fait "Pêcheur d'Islande". Alors "Pêcheur d'Islande" il y avait- C'était un film plus ambitieux parce qu'en réalité il y avait Pierre qui est toujours partisan des choses paroxysmiques parce qu'il aime bien que les choses se passent toujours, faut pas que ce soit un truc qui soit simple à faire, plus c'est compliqué mieux c'est, plus il y a d'inconfort, c'est encore mieux, si on peut rester sans bouffer pendant plusieurs jours, alors là c'est le pied. Bon c'est toujours bien ces trucs-là, alors donc il avait prévu de tourner sur le bateau. Alors le bateau, on l'avait appelé "Pêcheur d'Islande". C'est un bateau qu'on avait loué, avec un équipage de fortune si on peut dire. Il y avait un jeune capitaine qui était le patron, plus deux pochetrons qui étaient à l'équipage. C'étaient vraiment deux pochetrons. Plus une chef mécanicien. Alors parce que c'était le moment où ça commençait- le changement commençait chez les matelots bretons d'arrêter de picoler. Alors les matelots qu'on avait c'étaient des vieux crabes, je veux dire qui trouvaient plus d'armement parce que sûrement ils étaient vieux d'une part et parce qu'ils picolaient trop. Bon. D'ailleurs il y a eu une fois, à un moment donné on est rentrés le capitaine nous avait laissés sortir avec ces crabes-là, et puis ils avaient continué à picoler en mer, et quand il a fallu rentrer avec le bateau- Il y en a un qui voulait s'accoster d'un côté, l'autre de l'autre. Et ils se sont battus à la barre, la barre à droite, la barre à gauche, la barre à droite, la barre à gauche, ils se sont cramponnés et pan, le bateau est rentré bille en tête. C'est nous qui avons gueulé au gars de la machine- Fais machine arrière ! Et on est rentrés bille en tête dans le quai, on a failli péter le bateau. Alors finalement donc on devait tourner dans le bateau, dans cette histoire il y avait une scène de tempête qu'on devait tourner, et on devait tourner avec l'équipage avec en particulier- D'un seul coup son nom m'échappe encore à nouveau, qui était une vedette- qui faisait le film- Ça va me revenir. Et alors tout le monde devait- Premier jour, on va tourner tout un tas de truc, le temps intérieur. Alors on avait monté un système qui était assez bien foutu, c'est-à-dire qu'on avait un certain nombre de décors qu'on avait installés dans un espèce de truc de bal qu'avaient des- Qui existaient en Bretagne, des grandes salles, et on avait installé un studio fictif là-dedans qui nous permettait- Où on avait mis de la lumière installée. C'est-à-dire que si le temps était mauvais, pour tourner dehors, on pouvait rentrer pour tourner. Donc tous les matins- Oui c'est ça- Un double décor. Tous les matins il y avait une double évaluation du temps qu'il faisait pour tourner, etc. Bon finalement donc le jour où ils ont annoncé que la mer était forte, on a décidé de foutre le camp. Jean-Claude Pascal ! Ah Jean-Claude Pascal, c'est ça. Jean-Claude Pascal. La mer était forte. Alors tout le monde était content d'aller sur le bateau dans la tempête, etc. Bon. On a monté tout notre truc, on avait engouffré un groupe électrogène à l'avant du bateau pour mettre de la lumière à l'intérieur. En même temps, je devais être complètement fou parce que, je veux dire sur ce bateau c'était quand même très compliqué. Bon. Et puis on est sortis, alors je me souviens il y en avait un pour ne pas avoir le mal de mer il avait des grosses boîtes de pastilles Vichy.
So well, I mean afterwards we did "Island Fishermen". So "Island Fishermen" there was- It was a more ambitious film because in reality, there was Pierre who was always in favour of extreme situations because he liked things to always be- it can't be something that's easy to do, the more complicated it is the better. And if there's a complete lack of comfort, it's even better. If we can stay without food for a few days, well then that's fantastic. So those things are always good, and so he had planned to shoot on the boat. So we had called the boat "Island Fishermen". It was a boat we had rented, with a makeshift crew if we can put it that way. There was a young captain who was the boss, and two drunks that formed the crew - they really were drunks - as well as a key grip. It was the time when things were beginning to change, when the Breton sailors were beginning to stop drinking. So the sailors that we had were old timers, who could no longer work in the navy, surely because on the one hand they were old but also they drank too much. Well. In fact, there was a time when we had gone out to sea with those old timers, and at some point we came back- and they had continued to drink while at sea- and when it was time to bring the boat back in- One of them wanted to moor on one side, the other on the other. And they started fighting at the helm, the helm to the right, the helm to the left, the helm to the right, the helm to the left; they clung on to each other and bang! The boat went in front first. We were the ones who yelled out to the mechanic- Reverse! And we went straight into the pier and almost crashed the boat. So eventually we had to shoot on the boat, in the story there was a storm scene, which we needed to shoot. And we needed to shoot with the crew and in particular with- I've forgotten his name again all of a sudden, who was a film star- who made the film- It'll come back to me. And so everyone needed to- On the first day, we shot loads of things. So we had set up a quite well thought out system, meaning that we had a certain amount of sets, which we had installed in a sort of hall that had- Which existed in Brittany, big halls, and we had set up a fictive studio in there which allowed us- Where we had lights set up. Meaning that when the weather was too bad to shoot outside, we could shoot inside. So every morning- Yes that's right- a twin set. Every morning there was an assessment of the weather in order to know where to shoot, etc. So eventually, the day they announced that the sea was rough, we decided to go out- Jean-Claude Pascal! That's it, Jean-Claude Pascal. Jean-Claude Pascal. The sea was rough. So everyone was happy to go at sea during the storm, etc. Well. We set up our whole thing; we'd managed to fit a generator in the front of the boat to light the interior. At the same time, we must have been completely crazy because, I mean, it was quite difficult to film on that boat. So. And then we went out, so I remember that, in order not to be sea sick, one of the guys had huge boxes of 'Pastilles Vichy' and he would-

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Duration: 3 minutes, 43 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008