a story lives forever
Register
Sign in
Form submission failed!

Stay signed in

Recover your password?
Register
Form submission failed!

Web of Stories Ltd would like to keep you informed about our products and services.

Please tick here if you would like us to keep you informed about our products and services.

I have read and accepted the Terms & Conditions.

Please note: Your email and any private information provided at registration will not be passed on to other individuals or organisations without your specific approval.

Video URL

You must be registered to use this feature. Sign in or register.

NEXT STORY

Perched on a tree

RELATED STORIES

The cameramen (Part 2)
Raoul Coutard Film-maker
Comments (0) Please sign in or register to add comments
Alors pour en revenir au cadreur, donc je veux dire, alors j'ai forcément toujours été mal vu par les cadreurs, ça c'est évident. Parce que les cadreurs pensent toujours que j'ai pris la place d'un mec. En réalité je prends des cadreurs, ça m'est arrivé de prendre des cadreurs quand ça m'arrive de faire des films où il y a beaucoup de lumière à faire. S'il y a beaucoup de lumière à faire, j'ai pas le temps de m'en occuper. Alors- Le problème, comme on tourne- Tous les films que j'ai faits, je veux dire il n'y a pratiquement pas les reports vidéo, donc il y a la queue à la caméra parce qu'il est évident qu'il y a le cadreur qui veut voir, il y la script qui veut voir- Le premier assistant ? Le premier assistant qui veut voir- Qui va voir ce qu'il va avoir dans le champ ? Plusieurs fois, le premier assistant. Evidemment. Ça sûrement parce qu'un seul point de vue ne lui suffit pas. Il y a le metteur en scène qui veut regarder, s'il pouvait, il resterait tout le long l'oeil au trou. Ce qui est normal. Et puis- Bon le chef op qui voudrait bien jeter un œil pour voir la gueule que ça a la lumière dans l'image. Donc il y a la queue sur cette petite machine. Donc déjà, je veux dire quand on est cadreur-opérateur, ça permet de pouvoir faire, d'avoir deux fois plus de temps, puisqu'on a celui du cadreur et celui du chef op. Ça c'est un truc intéressant. Et puis en même temps j'ai pris l'habitude aussi de faire la lumière en la regardant dans le dépoli. C'est-à-dire que je regarde dans le dépoli, je mets un petit diaph, et puis ça me permet d'évaluer les balances d'ombre et de lumière. Ça c'est un côté technique, mais enfin je veux dire, c'est disons pour moi plus pratique, plus rapide pour faire la lumière. Et en même temps ça permet de voir tout de suite s'il y a des trous, pas des trous, comment il faut éclairer. Autrement, je veux dire je m'entends bien avec les cadreurs, mais en même temps je les trouve plutôt tentés d'être disons-Ce qui est en même temps une stupidité, parce que je pense qu'on ne peut pas être pour un mec et pas pour l'autre. C'est pour ça que quand je dis de tenter d'être pour le metteur en scène plutôt que d'être pour moi, c'est pas- Je leur demande pas d'être pour moi, je leur demande d'être pour l'équipe. Je veux dire parce que c'est- Ce qui est intéressant pendant cette histoire d'amour, c'est qu'on soit tous sur le coup, qu'il n'y ait pas un qui profite des charmes de l'autre.
So to get back to the cameramen, I mean, they never appreciated me, that's obvious. Because the cameramen always think that I took someone's place. In reality I have hired cameramen, I hire cameramen when I make films where there is a lot of lighting to be done. If there is a lot of lighting to be done, I don't have time to take care of the frame. So- The problem, when filming- For all the films that I made, I mean there were practically no video links, so there was a queue behind the camera because obviously the cameraman wants to see, the continuity girl wants to see- The first assistant? The first assistant who wants to see- Who wants to see what will be in the shot? Many times, the first assistant. Obviously. Certainly because one point of view isn't enough. There's the director who wants to see, and if he could, would stay the whole time with his eye in the hole. Which is normal. And then the DP who would like to have a look to see what the lighting looks like in the shot. So there's a queue behind that little machine. So already, I mean when you're a cameraman/DP, it enables you to have twice the time, because we have the cameraman's and the DP's. That's something interesting. And at the same time I have the habit of doing the lighting while looking in the focussing screen. Meaning that I look into the focussing screen, I put a small diaph, and it enables me to evaluate the balance between light and shadow. That's the technical aspect, but well I mean, I find it more practical, faster, to do the lighting. And at the same time it enables to see straight away if there are holes or not, and how it needs to be lit. Otherwise, I mean I get along well with the cameramen, but at the same time I find them tempted to be, let's say- Which at the same time is stupid, because I don't think you can be for one guy but against another. That's why when I say tempted to be for the director rather than with me, I'm not asking them to be for me, I'm asking them to be for the team. I mean because it's- What's interesting in this love story, is that we're all onboard, that there isn't one that benefits from the charms of another.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Duration: 2 minutes, 36 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008