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Raoul Coutard Film-maker
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So for example when I filmed "Hoa Binh", since I knew where I wanted- The fact of having lived in Saigon for a long time, I knew exactly where I wanted to film. So I mean we just needed to go, when I arrived to go see each set to check if it corresponded to the image that I had of it, if there was something that had changed. So lets say that it helped me then, it made the research easier, I mean not having to run around. So as for "The 317th" we filmed it in Cambodia, in the forest. So the benefit of filming in the forest, I mean was, both for Schoendoerffer and for me, was to find ourselves completely cut off from the world. So we were somewhere where we could only communicate via the radio of the soldiers who were accompanying us. We weren't near a- we were next to an airport. No, an airfield! Meaning that it was a runway, where a Dakota could land. So that runway was 50 kilometres away and it took us a day to get there because the road was so bad that you had to drive very slowly. Once in a while we had to attach the winches to get the cars out of the ditches, so it was awful. Well and then it was the big forest, etc. And in addition we had prepared ourselves to shoot this film, to shoot- What was interesting for us, was to film in the rain. Because there are big parts of the monsoon, which are quite-. So in the end we ended up in a place where- Because generally it rains from noon to midnight, and this time it only rained at night. Meanings that we had all the hassle, of the mud, of the rain, but we didn't have the advantage of seeing it fall. So eventually I mean we had settled in that place which was a post, which wasn't far from a place we call the three borders because that's where there's a border between Laos, Cambodia and Vietnam. It was a place where there was an American post, since we were on the heights, they must have been at some seven, eight kilometres away, maybe even 10 kilometres, but we could see it very very well because we were a little higher. So there was constant air traffic. And every time there was an American plane that took too wide a bend because maybe he hadn't seen his post, that he saw ours, that he flied over it, the Cambodians started firing. In fact, a little after we were done, they took an American plane down, a small Piper, and the Americans came to destroy the post.
Bon par exemple quand j'ai tourné "Hoa Binh", comme je savais où je voulais- Le fait d'avoir habité longtemps à Saigon, je savais exactement où je voulais aller tourner. Donc je veux dire il a suffit d'aller, quand je suis arrivé d'aller voir chaque décor pour voir si ça correspondait à l'image que j'en avais, s'il n'y avait pas eu quelque chose qui a été changé. Bon disons que là ça m'a aidé, ça facilitait la recherche, je veux dire pour éviter de cavaler un peu partout. Bon quant à "La 317ème" on l'a tourné au Cambodge, bon c'était dans la forêt. Alors l'intérêt de tourner dans la forêt, je veux dire était, pour Schoendoerffer comme aussi bien pour moi, c'était de se retrouver enfin disons coupés du monde. Bon on était dans un endroit où on pouvait communiquer que par la radio des militaires qui étaient avec nous. On était pas à côté d'un-On était à côté d'un aéroport, d'un aérodrome !, c'est-à-dire c'était une piste, où on pouvait poser un Dakota. Bon cette piste était à une cinquantaine de kilomètres et on mettait la journée pour faire les cinquante kilomètres parce que la route était tellement mauvaise qu'il fallait rouler très lentement. De temps en temps il fallait s'accrocher les treuils pour sortir les voitures des treuils, donc c'était épouvantable. Bon et puis c'était la grande forêt, etc. Alors en plus on s'était préparés pour tourner ce film à tourner-Ce qui était intéressant pour nous c'était de tourner sous la flotte. Parce qu'il y a des grandes parties de la mousson qui sont assez- Alors finalement on se retrouvait dans un endroit où- Parce que normalement, généralement il pleut de midi à minuit et là il pleuvait que la nuit. C'est-à-dire qu'on avait tous les emmerdements, de la boue, de la flotte, mais on n'avait pas l'avantage de la voir tomber. Bon alors finalement je veux dire on s'était donc installés dans cet endroit qui était un poste, qui n'était pas loin d'un endroit qu'on appelle les trois frontières parce que c'est là où il y a la frontière entre le Laos, le Cambodge et le Vietnam. C'est un endroit où il y avait un poste américain qui était là, disons comme on était sur les hauteurs, disons qu'il devait être à sept, huit kilomètres, peut-être une dizaine même de kilomètres, mais on le voyait très très bien parce qu'on était un peu plus hauts que lui. Alors il y avait sans arrêt des trafics aériens. Et à chaque fois qu'il y avait un avion américain qui faisait un peu trop large parce que peut-être qu'il avait pas vu son truc, qu'il voyait le nôtre, qu'il passait au-dessus, les Cambodgiens lui défouraillaient dessus. D'ailleurs quelque temps après qu'on ait eu fini, ils ont foutu par terre un avion américain, un petit Piper, et les Amerloques sont venus détruire le poste.

French cinematographer, Raoul Coutard (1924-2016) was twice nominated for the César Award for best cinematography which he won in 1978 for 'Le Crabe-tambour'. He made over 75 films and documentaries, including 'À Bout de Souffle', Le Mépris' and 'Band à Part'. He was the most acclaimed French cinematographer of his generation and one of the key figures of the New Wave.

Listeners: Bernard Cohn

Benard Cohn is a French filmmaker and writer, who has directed five films as well as numerous documentaries and television series. As an assistant director, he worked with many important filmmakers, including Luis Buñuel, François Jacob, Otto Preminger and Woody Allen. He was a founding member of the Ciné-Qua-Non cinema club and has acted as editor and translator for various publications on the world of cinema.

Bernard Cohn est un réalisateur et écrivain français, ayant réalisé cinq film ainsi que de nombreux reportages et séries télévisées. En tant qu'assistant réalisateur, il a travaillé avec plusieurs grands cinéastes, notamment Luis Buñuel, François Truffaut, Otto Preminger et Woody Allen. Il fut membre fondateur du ciné-club Ciné-Qua-Non et a participé à la rédaction et traduction en anglais, de plusieurs ouvrages sur le cinéma.

Tags: Hoa Binh

Duration: 2 minutes, 51 seconds

Date story recorded: October 2004

Date story went live: 24 January 2008